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17/02/2007

Frachon - Velickovic

Le Centre «Benoît Frachon» de Gif-sur-Yvette (91) est le centre de formation syndicale de la CGT

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    En mai 2005, la CGT a fait réaliser une lithographie témoignant évoquant les engagements de Benoît Frachon. Une rue contiguë au siège national de la CGT et de ses fédérations, dans le 20ème arrondissement de Paris, est ainsi devenue ainsi la rue Benoît Frachon.


    Dans le cadre du 60ème anniversaire de la libération de la capitale, Paris et sa municipalité ont reconnu le rôle tenu durant la résistance par celui qui fut secrétaire de la CGT. Né le 13 mai 1893 à Chambon-Feugerolles, près de Saint-Etienne dans une famille de mineurs, ouvrier métallurgiste à l'âge de 13 ans, Frachon adhère a la C.G.T. dès ses 16 ans. Au lendemain de la première guerre mondiale, il adhère au Parti Communiste Français qui vient de se fonder à Tours en 1920. Membre, puis Secrétaire Général (1933) de la Confédération Générale du Travail Unitaire, (C.G.T.U.).

medium_bfrachon.2.jpg    Dirigeant de premier plan de la C.G.T. après la réunification syndicale de 1935, signataires des "Accords Matignon" qui terminent la grève générale de juin 1936. Durant la guerre, Frachon est un des principaux dirigeants du PCF clandestin, plus spécialement chargé de l'action syndicale. Après la guerre, il sera élu Secrétaire Général de la C.G.T. en 1945 et sera l'un des principaux protagonistes de la scision syndicale qui donne naissance à Force Ouvrière. Il est ensuite le dirigeant incontesté de la C.G.T., alors au faîte de sa puissance. Frachon est évidemment aussi étroitement associé à la direction du P.C.F. Il meurt en 1975 après quelques années à la Présidence de la C.G.T.

Dans le cadre du 60ème anniversaire de la libération de la capitale, Paris et sa municipalité ont reconnu le rôle tenu durant la résistance par celui qui fut secrétaire de la CGT. A cette occasion, la CGT a demandé au peintre Vladimir Velickovic de créer une lithographie témoignant de l'événement et évoquant les engagements de Benoît Frachon. Son œuvre et sa vie illustrent et incarnent l'action de la CGT, du syndicalisme, pour une société libre et solidaire. En exprimant force et modernité, cette lithographie rend hommage au syndicalisme uni et conquérant.

medium_velickophot.jpg    Né à Belgrade en 1935, Vladimir Velickovic vit et travaille à Paris depuis 1966. Il est chef d’atelier à l’Ecole Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Paris depuis 1983. L'artiste appartient à l'un des courants de la Nouvelle Figuration, n'hésitant pas à investir les sujets de notre époque.
   

Témoin, dans son enfance, des atrocités commises par les nazis en Yougoslavie, il a été marqué pour la vie, et il a voué sa peinture à la représentation du corps. Déchiré, mutilé, secoué par des douleurs atroces, voué à d’épuisantes courses sans issue, éventuellement métamorphosé en chien ou en rat, le corps de l’homme est un champ d’investigation inépuisable pour Velickovic.

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La découverte des tableaux de ce peintre à la renommée internationale est troublante : paysages désolés, horizons bouchés, visions de guerre et de carnage, gibets, pendus, crochets, rats, rapaces, chiens aux muscles bandés forment un univers macabre et agressif, où les représentations du monde et du corps humain sont autant d’illustrations des souffrances possibles.

 

Tiré d’un article du 25 mars 2005 – Site CGT

00:04 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (0)

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