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09/11/2007

FONCTIONNAIRES EN GREVE LE 20 NOVEMBRE 2007

   MARDI 20 NOVEMBRE
 

 

f32d03631d755a587cf0322e998dea33.gifLes vrais éléments du débat

 

    Pour certains, porteurs d’une vision libérale de la société, il y aurait trop de Fonction Publique, trop de fonctionnaires. Les mêmes colportent de multiples contre-vérités pour convaincre du bien-fondé de leur projet : confier au secteur marchand une grande partie de la sphère publique.

 

    La CGT vous propose un tour d’horizon, le plus objectif possible, des principales questions qui reviennent sans cesse sur le devant de la scène.

 

La vérité sur le salaire des fonctionnaires

 

    Là également, les chiffres les plus officiels permettent de mettre en lumière une situation peu reluisante à bien des égards.

  • Le salaire net moyen mensuel de la fonction publique territoriale se situe à 1578 € en 2004. Il est donc inférieur de plus de 17% à celui relevé pour le secteur privé et semi-public.

  • Les médecins et pharmaciens de la fonction publique hospitalière ont un salaire net mensuel inférieur de 33% à ceux de leurs collègues qui travaillent dans les établissements privés.

  • Depuis janvier 2000, le pouvoir d’achat de la valeur du point d’indice (élément de base servant au calcul de la rémunération de tous els fonctionnaires) a chuté de plus de 6% par rapport à l’indice des prix INSEE hors tabac.

  • Enfin, l’ensemble des frais des personnels (salaires + primes + cotisations sociales + retraites) des 3 versants de la Fonction Publique a reculé de 1,1 point de Pib entrer 1997 et 2005, soit la bagatelle de 18,8 milliards d’Euros !

 

La vérité sur le nombre de fonctionnaires

 

    Regardons les données objectives. La réalité est bien différente des affirmations des pourfendeurs du service public.

 

Prenons 3 exemples parmi les plus significatifs :

 

De 1984 à 2005, le nombre d’emplois en équivalent temps plein de la Fonction publique de l’Etat a augmenté de 9,77%.

    Dans le même temps, la population active globale en France a crû de quelque 11.38% et le nombre de nos concitoyens de 12.14%.

 

    Autrement dit, rapportés au salariat global et à l’ensemble de la population, les effectifs de la fonction publique de l’Etat ont significativement diminué ces 20 dernières années.

Toujours pour la Fonction publique de l’Etat, de 2002 à 2007, ce sont environ 100000 emplois qui auront disparussi l’on prend en compte les emplois aidés parvenus à leur terme et non remplacés (emplois jeunes par exemple).

Qui aujourd’hui pourrait sérieusement soutenir qu’il y a suffisamment, voire trop d’infirmières et d’infirmiers dans les hôpitaux.

 

La vérité c’est que, pour faire face aux exigences d’un service public de qualité, ce sont plusieurs dizaines de milliers d’emplois qu'il faut créer !!

 

La vérité sur le budget

           de la Fonction publique

 

    Bien qu’encore une fois le « coût » de la Fonction Publique doive avant tout être regardé à l’aune des missions qu’on lui confie et de son efficacité sociale, il est cependant intéressant d’apporter un élément permettant une approche globale purement économique.

    Si l’on additionne les budgets des 2 versants de la Fonction publique assis sur les impôts (la territoriale et l’Etat), on peut observer la réalité suivante :

En 1984, le total de ces 2 budgets représentait 28.4% du produit intérieur brut ;

En 2005, il n’en représente plus que 27.8%. Autrement dit, le poids des la Fonction publique dans les richesses créées a diminué ces 20 dernières années.

 

Des services publics

 

             efficaces et performants

 

    Depuis plusieurs années, les logiques libérales y compris dans le public n’ont fait qu’accentuer les inégalités d’accès pour tous les usagers. Cette logique s’accompagne aussi de cadeaux aux entreprises qui financent leurs investissements par des fonds publics. De plus, leur main d’œuvre, pour une bonne part payée au Smic, les exonère de cotisations sociales. Tout cela avec l’utilisation de la sous-traitance à outrance.

 

    Un débat sans tabou ni a priori, cela signifie que l’on accepte de se toutes les questions à partir d’éléments indiscutables.

Regardons si, par exemple, le secteur privé, dont d’aucuns nous vantent tant les mérites, est performant que les services publics.

 

 

  • La concurrence ferait-elle baisser les prix ?

    • Depuis juillet 2004, la libéralisation du prix de l’électricité pour les professionnels a conduit à une hausse vertigineuse des prix de plus de 70%

    • Une enquête de l’UFC-Que choisir révèle que, depuis novembre 2005, la mise sur le marché concurrentiel des renseignements téléphoniques a conduit à une augmentation des tarifs de 25%.

 

  • Moins cher le privé ?

Si l’on prend l’exemple particulièrement significatif du prix de l’eau, le mois que l’on puisse dire c’est que, effectivement, il n’y a pas photo.

En effet, une étude conjointe du service des enquêtes et études statistiques et de l’Institut français de l’environnement, montre qu’en 2004 le prix moyen du mètre cube d’eau en France était de 2,54€ lorsque la gestion est assurée par le service public et de 3,28€ lorsque la gestion est concédée au secteur marchand. Autrement dit, le privé est, dans le cas d’espèce, plus cher de prés de 30% que le public.


  • Qui paie réellement quoi ?

La plupart du temps, quand le secteur public confie certaines de ses missions au privé, c’est tout bénéfice pour ce dernier, puisque par le biais des diverses exonérations, subventions… la majorité des dépenses est prise en charge par l’argent des contribuables.

 

 

TOUS DANS L’ACTION

 

 
   MARDI 20 NOVEMBRE

 

    POUR SE FAIRE

 

       ENTENDRE !!

 

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