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23/11/2007

20 novembre : Succès Indéniable

La journée de grève et de manifestations, à l’initiative des 8 organisations syndicales de la Fonction publique, a été d’une grande ampleur et un indéniable succès.

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Le gouvernement et les pouvoirs publics doivent entendre ce qui est notamment exigé :

  • Pour le rattrapage des pertes de pouvoir d’achat (actifs et retraités) et l’ouverture immédiate de négociations salariales.
  • Pour un emploi public statutaire basé sur les besoins réels en matière de services publics.
  • Pour préserver et améliorer le statut de la fonction publique et l’indépendance des personnels.
  • Pour un service public de qualité et de proximité répondant encore mieux aux besoins de toute la population. Le gouvernement ne doit pas tergiverser !
NOUS EXIGEONS UNE REPONSE AVANT LE 30 NOVEMBRE 2007

Les 8 organisations syndicales réitèrent leur exigence d’une négociation immédiate sur ces revendications : elles demandent en conséquence une première séance de négociation avant le 30 novembre.

Si le gouvernement ne donne pas de réponse favorable, les 8 organisations syndicales décideront d’amplifier la mobilisation par une nouvelle action commune dès le début décembre 2007.

Paris, le 21 novembre 2007

09/11/2007

FONCTIONNAIRES EN GREVE LE 20 NOVEMBRE 2007

   MARDI 20 NOVEMBRE
 

 

f32d03631d755a587cf0322e998dea33.gifLes vrais éléments du débat

 

    Pour certains, porteurs d’une vision libérale de la société, il y aurait trop de Fonction Publique, trop de fonctionnaires. Les mêmes colportent de multiples contre-vérités pour convaincre du bien-fondé de leur projet : confier au secteur marchand une grande partie de la sphère publique.

 

    La CGT vous propose un tour d’horizon, le plus objectif possible, des principales questions qui reviennent sans cesse sur le devant de la scène.

 

La vérité sur le salaire des fonctionnaires

 

    Là également, les chiffres les plus officiels permettent de mettre en lumière une situation peu reluisante à bien des égards.

  • Le salaire net moyen mensuel de la fonction publique territoriale se situe à 1578 € en 2004. Il est donc inférieur de plus de 17% à celui relevé pour le secteur privé et semi-public.

  • Les médecins et pharmaciens de la fonction publique hospitalière ont un salaire net mensuel inférieur de 33% à ceux de leurs collègues qui travaillent dans les établissements privés.

  • Depuis janvier 2000, le pouvoir d’achat de la valeur du point d’indice (élément de base servant au calcul de la rémunération de tous els fonctionnaires) a chuté de plus de 6% par rapport à l’indice des prix INSEE hors tabac.

  • Enfin, l’ensemble des frais des personnels (salaires + primes + cotisations sociales + retraites) des 3 versants de la Fonction Publique a reculé de 1,1 point de Pib entrer 1997 et 2005, soit la bagatelle de 18,8 milliards d’Euros !

 

La vérité sur le nombre de fonctionnaires

 

    Regardons les données objectives. La réalité est bien différente des affirmations des pourfendeurs du service public.

 

Prenons 3 exemples parmi les plus significatifs :

 

De 1984 à 2005, le nombre d’emplois en équivalent temps plein de la Fonction publique de l’Etat a augmenté de 9,77%.

    Dans le même temps, la population active globale en France a crû de quelque 11.38% et le nombre de nos concitoyens de 12.14%.

 

    Autrement dit, rapportés au salariat global et à l’ensemble de la population, les effectifs de la fonction publique de l’Etat ont significativement diminué ces 20 dernières années.

Toujours pour la Fonction publique de l’Etat, de 2002 à 2007, ce sont environ 100000 emplois qui auront disparussi l’on prend en compte les emplois aidés parvenus à leur terme et non remplacés (emplois jeunes par exemple).

Qui aujourd’hui pourrait sérieusement soutenir qu’il y a suffisamment, voire trop d’infirmières et d’infirmiers dans les hôpitaux.

 

La vérité c’est que, pour faire face aux exigences d’un service public de qualité, ce sont plusieurs dizaines de milliers d’emplois qu'il faut créer !!

 

La vérité sur le budget

           de la Fonction publique

 

    Bien qu’encore une fois le « coût » de la Fonction Publique doive avant tout être regardé à l’aune des missions qu’on lui confie et de son efficacité sociale, il est cependant intéressant d’apporter un élément permettant une approche globale purement économique.

    Si l’on additionne les budgets des 2 versants de la Fonction publique assis sur les impôts (la territoriale et l’Etat), on peut observer la réalité suivante :

En 1984, le total de ces 2 budgets représentait 28.4% du produit intérieur brut ;

En 2005, il n’en représente plus que 27.8%. Autrement dit, le poids des la Fonction publique dans les richesses créées a diminué ces 20 dernières années.

 

Des services publics

 

             efficaces et performants

 

    Depuis plusieurs années, les logiques libérales y compris dans le public n’ont fait qu’accentuer les inégalités d’accès pour tous les usagers. Cette logique s’accompagne aussi de cadeaux aux entreprises qui financent leurs investissements par des fonds publics. De plus, leur main d’œuvre, pour une bonne part payée au Smic, les exonère de cotisations sociales. Tout cela avec l’utilisation de la sous-traitance à outrance.

 

    Un débat sans tabou ni a priori, cela signifie que l’on accepte de se toutes les questions à partir d’éléments indiscutables.

Regardons si, par exemple, le secteur privé, dont d’aucuns nous vantent tant les mérites, est performant que les services publics.

 

 

  • La concurrence ferait-elle baisser les prix ?

    • Depuis juillet 2004, la libéralisation du prix de l’électricité pour les professionnels a conduit à une hausse vertigineuse des prix de plus de 70%

    • Une enquête de l’UFC-Que choisir révèle que, depuis novembre 2005, la mise sur le marché concurrentiel des renseignements téléphoniques a conduit à une augmentation des tarifs de 25%.

 

  • Moins cher le privé ?

Si l’on prend l’exemple particulièrement significatif du prix de l’eau, le mois que l’on puisse dire c’est que, effectivement, il n’y a pas photo.

En effet, une étude conjointe du service des enquêtes et études statistiques et de l’Institut français de l’environnement, montre qu’en 2004 le prix moyen du mètre cube d’eau en France était de 2,54€ lorsque la gestion est assurée par le service public et de 3,28€ lorsque la gestion est concédée au secteur marchand. Autrement dit, le privé est, dans le cas d’espèce, plus cher de prés de 30% que le public.


  • Qui paie réellement quoi ?

La plupart du temps, quand le secteur public confie certaines de ses missions au privé, c’est tout bénéfice pour ce dernier, puisque par le biais des diverses exonérations, subventions… la majorité des dépenses est prise en charge par l’argent des contribuables.

 

 

TOUS DANS L’ACTION

 

 
   MARDI 20 NOVEMBRE

 

    POUR SE FAIRE

 

       ENTENDRE !!

 

05/11/2007

Rapprochement du Service de Santé Mentale de L'Aigle avec le C.P.O. d'Alençon

Le Mercredi 31 Octobre 07, à la demande de Mr. Lismonde, Directeur du CH de L'Aigle, s’est tenue une réunion avec les syndicats.

 

Présents :

 

Pour le Direction : Mr Lismonde 

Pour la C.G.T : Mme Irène Vallée, Mr Alain Haubert 

Pour la C.F.D.T : Mme Marie Caprais 

Pour F.O : Mme Raymonde Beauvais

 

Les Services de Santé Mentale,

séparés du Centre Hospitalier de l’Aigle,et

rattachés au Centre Psychothérapeutique d’Alençon?

 

Le Directeur nous informe du projet de rattacher les services de Santé Mentale du C.H. de L’Aigle au C.P.O. d’Alençon. Projet présenté comme embryonnaire, la Direction n’étant qu’aux premiers contacts avec les médecins et la Direction du C.P.O.

 

D’après Mr le Directeur, les avantages pour le C.H de l’Aigle seraient multiples :

  1. Financiers : Les frais de structures, d’amortissements et de charges diverses liés à ces services ne seraient plus, de ce fait, à la charge du C.H. de l’Aigle. De plus un loyer serait versé par le CPO au CH de l’Aigle (sur tout l’immobilier du secteur psy) : une aubaine lorsque l’on traîne un déficit de plus de 6 millions d’euros !!

  2. Médicaux: Les liens avec le C.P.O. seraient rapprochés, moins d’isolement.

 

Réflexions de la C.G.T :

Ce dossier doit être analysé avec sérénité, sans aucune précipitation.

Les éléments de pure gestion financière ne devant

 

pas prendre le pas sur la gestion humaine des

 

personnels (respect du statut) et le volet médical.

 

Par les temps qui courent, ce n’est pas gagné !!

 

 

Questions :

  • Y a-t-il un plan départemental pour la psychiatrie dans l’Orne ?

  • Quelles sont les raisons qui motiveraient aujourd’hui les responsables du CPO à absorber le secteur de Santé Mentale de L’Aigle ?

  • Ces services rattachés au C.P.O. obtiendront-ils des moyens supérieurs, en particuliers en postes de travail ?

  • Devenir du personnel : Administratifs, Aide-Soignants, Agents de Service Hospitalier de L’Aigle ?

  • Le personnel du site de L’Aigle aura-t-il l’obligation de travailler à Alençon, si nécessaire et inversement ?

  • Quels seraient les avantages médicaux ? Sachant qu’actuellement, un Centre Hospitalier peut passer des conventions avec d’autres établissements.

 

Position de la C.F.D.T. :

manifestement enthousiasmée par le projet. Et de plus précurseur, puisqu’une démarche, dans ce sens, a été faite par ce syndicat auprès de la D.D.A.S.S en…..2005 !!

 

 

Une réunion devrait être programmée avec les directions du C.P.O., les présidents de C.M.E., et les organisations syndicales de chaque établissement.

 

La C.G.T ne prendra position qu’après avoir pris

l’avis des personnels concernés :

nous organiserons des réunions de concertations