15.09.2009

17 octobre 2009 : POUR LES DROITS DES FEMMES : MOBILISATION à PARIS

En France, en 2009, les femmes perçoivent des salaires inférieur de 21 % à ceux des hommes, elles représentent

80 % des travailleurs du travail ménager et de l’éducation des enfants.

85 % des emplois à temps partiel sont occupés par des femmes et leurs retraites sont en moyenne inférieures de 600 € par mois.

Une femme meurt tous les deux jours et demi sous les coups de son conjoint.

Une femme est violée toutes les 10 minutes.

En situation de crise…

Notre pays connait une crise sans précédent de par sa longévité et la brutalité de ses attaques sur nos vies.

Personne n’est épargné, jeunes, retraité-es, actifs, chômeurs, migrant-es…

Dans cette situation d’une violence inouïe, les femmes sont une fois de plus en première ligne des mauvais coups :

précarité, inégalité salariale, travail à temps partiel imposé, chômage…

D’autant plus qu’aujourd’hui, pour les retraites, le gouvernement prevoit de s’attaquer aux « bonifi cations » accordées aux mères de famille salariées.

Alors que celui-ci remet en cause des acquis sociaux du Conseil National de la Résistance largement portés par les femmes,

ces dernières suppléent à la diminution des missions de services publics.

Le  respect des droits des femmes est fondamental.

La défense des droits des femmes a tendance à être reléguée au second plan alors qu’elle serait une réponse sociale à la crise.

Nous avons toutes et tous intérêt à l’égalité. Nous devons remettre l’égalité des droits sur le devant de la scène.

La lutte contre les préjugés sexistes et la lesbophobie doit être au coeur des projets du service public de l’Éducation Nationale pour répondre pleinement aux aspirations d’une future société égalitaire.

Femmes et hommes, dans l’unité, nous imposerons d’autres choix au gouvernement et à l’ordre mondial pour faire reculer la casse de tous les acquis obtenus par nos luttes au XX

e siècle.

Prochaine mobilisation

3ème Marche Mondiale des Femmes

du 8 mars au 17 octobre 2010.

www.mmf-france.fr

Nous sommes mobilisées pour :

LA LIBERTÉ

de disposer de son corps. Notre corps nous appartient :

il faut garantir le droit à la contraception, à l’avortement partout sur le territoire, ainsi que le droit, pour toutes et pour tous, de choisir sa sexualité.

L’AUTONOMIE

fi nancière et du temps pour vivre : il est grand temps que des mesures contraignantes soient prises pour rendre effective l’égalité dans le monde du travail.

Cela passe également par une répartition égale des tâches ménagères, aujourd’hui assumées à 70 % par les femmes.

LA DIGNITÉ

avec le vote et l’application de la loi cadre contre les violences faites aux femmes, loi déposée au Parlement par le Collectif National Droits des Femmes. De nombreuses femmes sont victimes de violences, uniquement parce qu’elles sont femmes. 48 000 femmes sont violées chaque année en France (source : ENVEFF) et des milliers sont victimes de la prostitution qui est une véritable violence faite aux femmes.

LA LAÏCITÉ

est un fondement de notre société que l’on ne doit pas remettre en cause pour garantir les droits des femmes. La lutte contre le sexisme passe par la défense d’une société qui repose sur la séparation des Églises et de l’État. Nous refusons que des réactionnaires et intégristes de tous poils, encouragés par certains responsables religieux remettent en cause nos droits.

L’ÉGALITÉ

dans la vie politique, économique et sociale. Nous voulons l’application stricte des lois régissant les mesures contre les discriminations sexistes et lesbophobes. Alors que les inégalités sont si fortes entre les femmes et les hommes, les services publics constituent également un élément déterminant pour les femmes dans l’accès aux soins, à l’école et aux services de la petite enfance.

LA SOLIDARITÉ

dans la lutte pour les droits des femmes du monde entier et égalité pour les femmes migrantes venues en France qui subissent une double discrimination.

La France doit véritablement être une terre d’asile pour les femmes victimes de violences et de mutilations génitales à travers la planète.

Appel à la mobilisation pour les droits des femmes le 17 octobre 2009 à Paris À l’initiative du CNDF et de Femmes Solidaires Depuis la fi n du 19

e siècle, et même avant, les femmes se battent pour accéder à l’égalité des droits. Le Mouvement de Libération des Femmes, mouvement social de fond, a bousculé la société contemporaine. De fait, grâce au caractère combatif et incisif du MLF, dans une période propice aux luttes sociales, l’égalité des droits a été obtenue. Égalité formelle des droits, oui, mais pas égalité réelle ! Les inégalités ne sont plus dans le code civil ou pénal parfois, mais sont encore bien présentes dans la vraie vie ! La liste en est connue : bas salaires, temps partiels, chômage, retraites inférieures, familles mono parentales, sont avant tout l’apanage des femmes. On peut compléter le tableau, de façon non exhaustive, par le peu de place accordé aux femmes dans la représentation politique ou par les violences qu’elles subissent.

Bref, le compte de l’égalité n’y est pas !

La crise financière, économique et sociale ne fera qu’aggraver la situation : ce sont toujours les plus fragiles qui sont encore plus fragilisés. Et quand on voit l’obstination d’un Sarkozy à démanteler la Fonction et les services publics, il y a de quoi s’inquiéter : les femmes doivent déjà par exemple, aux deux bouts de la chaîne, pallier les carences d’un véritable service public de la petite enfance et l’absence notable d’un service public national pour les personnes âgées.

Certes, le pays résiste, résistance dont nous sommes partie prenante, nous qui savons conjuguer luttepour les droits des femmes

et lutte pour le maintien des acquis sociaux. Mais nous ressentons le danger de voir la lutte pour l’égalité femmes/hommes passer au second plan au profi t de la lutte contre les discriminations et pour la diversité, comme le prouve la disparition du Service pour les Droits des Femmes et de l’Egalité.

Pour éviter cette régression majeure, pour la reconnaissance de la lutte pour les droits des femmes, il nous faut réaliser l’unité.

D’autant plus que les idées et les combats féministes ont cheminé. Ils irriguent actuellement les syndicats, les partis politiques

de gauche et d’extrême gauche et ce depuis des années déjà.

Seule cette unité, qui doit perdurer,pourra constituer un barrage réel à la régression de la situation des femmes, à la reconquête du lien social. La lutte diffi cile mais effi cace des travailleuses et travailleurs sans papiers pour leur régularisation en apporte la démonstration.

C’est pour cette raison que nous vous appelons à construire ensemble une grande manifestation nationale pour les droits des femmes

le 17 octobre prochain. Celle-ci sera notre apport commun à la reconquête du lien social, et constituera un élément de sortie de crise. Elle se déclinera selon six thématiques : liberté de disposer de son corps au travers notamment d’un véritable accès à l’avortement et la contraception , autonomie financière au travers de vrais emplois, de vrais statuts, des salaires décents et du tempspour vivre, dignité avec le vote et l’application de la loi-cadre contre les violences faites aux femmes et avec la reconnaissancedes droits des lesbiennes, égalité dans la vie politique, économique et sociale, laïcité avec aucune ingérence des intégrismes religieux dans nos vies ou contre nos droits, solidarité dans la lutte pour les droits des femmes du monde entier et l’égalité pour les femmes étrangères en France.

CATEGORIE B

TOUJOURS RIEN POUR LA CATEGORIE B !

 

 

Jeudi 10 septembre, une nouvelle rencontre a eu lieu entre les organisations

syndicales et le Ministère, autour de la refonte statutaire de la catégorie B, poUne fois encore, le Ministère fait la sourde oreille, et n’a pas l’intention de sortir

du bornage défini en inter-fonction publique, pour la mise en oeuvre des futures

grilles de la catégorie B.

Or, de nombreux professionnels de la Fonction Publique Hospitalière sont

touconcernés par ce chantier qui doit répondre à des enjeux d’attractivité et de

pénurie de notre secteur. Dans un contexte où l’ONDAM* est annoncé à 3,1 %

pour 2010, notre Fédération CGT santé et action sociale refusera tout protocole

qui ne s’accompagnera pas d’un financement supplémentaire et pérenne.

Les engagements du Ministère sur l’intégration des infirmières en catégorie A

avec revalorisation salariale ne sont qu’un affichage. Notre délégation a répété

son refus de chantage entre le passage en catégorie A et la perte de la catégorie

active pour un départ anticipé en retraite. La pénibilité des métiers hospitaliers,

ainsi que les contraintes liées à l’exercice des missions des professionnels doivent

prises en compte.

Notre fédération a réclamé, comme lors des séances du 2 juin et du 10 juillet,

l’ouverture de réelles négociations à l’ensemble des grilles de la Fonction Publique

Hospitalière. La CGT a réaffirmé son exigence de revaloriser l’ensemble des

déroulements de carrière et de reconnaître les réels niveaux de qualifications

pour les 3 filières, de l’agent des services hospitaliers (ASH) au directeur, avec

pour l’ensemble, une véritable carrière linéaire sans quota, ni ratio, et ce, dès

2009.

Les propositions ministérielles se résument à un accompagnement des réformes en

cours, notamment, les loi HPST et RGPP. Elles ne répondent en aucun cas aux

revendications des professionnels, pas plus que l’Ordre Infirmier qui lance son

appel à inscriptions et cotisations, ou le nouveau programme des études

infirmières mis en place dans la précipitation.

La CGT s’engage à créer les conditions de mobilisations des salariés dans l’unité la

plus large, pour faire aboutir la reconnaissance des qualifications pour tous.

Montreuil, le 11 septembre 2009

* Objectif National de Dépenses de l’Assurance Maladie

Tél : 01 48 18 20 98

Fax : 01 48 57 56 22

E-Mail :

com@sante.cgt.fr

n° 31

10.09.2009

INTERSYNDICAL : ORDRES !!!

   CGT - CFDT - CFTC – FO – SNICS FSU - SUD SANTE - UNSA

COMMUNIQUE COMMUN

Au moment où le Conseil National de l’Ordre Infirmier (CNOI) adresse aux professionnels un appel à

inscription et à cotisation à la structure ordinale, les organisations syndicales CFTC, CFDT, FO, Snics-FSU,

SUD Santé, UNSA et CGT réunies le 08 septembre 2009, rappellent leur opposition ferme et sans condition à

la mise en place de l’ordre infirmier.

C’est pourquoi, l’intersyndicale appelle les infirmier(e)s à refuser l’ordre par un

boycott de l’inscription et un boycott de la cotisation !

Fort de l’expérience de refus d’inscription de masseurs- kinésithérapeutes et de pédicures podologues face à la

mise en place de structures ordinales pour leurs professions, le Conseil National de l’Ordre Infirmier a

demandé au gouvernement d’intégrer un article à la Loi HPST pour organiser l’inscription automatique. Ce

qu’il a obtenu dans l’article 63 qui stipule que « L’ordre national des infirmiers a un droit d’accès aux listes

nominatives des infirmiers employés par les structures publiques et privées et peut en obtenir la

communication. « Ces listes nominatives sont notamment utilisées pour procéder, dans des conditions fixées

par décret, à l’inscription automatique des infirmiers au tableau tenu par l’ordre »

Un décret d’application rendra effective cette procédure, dont nous réclamons qu’elle soit respectée. Le

courrier adressé aux professionnels étant précipité, inapproprié, voire injustifié :

Nous appelons les salariés à ne pas retourner ce dossier intrusif et inquisiteur de

8 pages, ni les pièces réclamées et ce d’autant que le traitement des informations

recueillies sera sous traité à une société extérieur au CNOI.

Cet appel au non renvoi du dossier, se complète d’un appel au boycott de la

cotisation !

L’intersyndicale :

- Organisera une conférence de presse la semaine prochaine

- Propose à ses structures la construction d’une initiative nationale avec une déclinaison locale,

départementale voire régionale au cours du mois de septembre pour permettre aux salariés d’exprimer

collectivement leur opposition à cette structure !

- A cette occasion les dossiers vierges recueillis par les intersyndicales locales et départementales

pourraient être déposés aux DDASS ou aux ARH !

Les personnels :

-Ont besoin de moyens pour remplir leurs missions dans leur quotidien professionnel ;

-Réclament des effectifs supplémentaires pour améliorer les conditions de travail et les conditions de

prise en charge des patients ; 

-Réclament une revalorisation salariale qui reconnaisse leur qualification et leurs responsabilités !

Paris, le 9 septembre 2009

Contacts Presse :

CFDT : Michaël Deroche 06.12.22.76.60

 SUD : MH DURIEUX 06.85.98.15.96

CFTC : Michel Rollo 06.62.71.25.40

UNSA : Pascal Martin : 06.32.54.99.78

FO : Denis BASSET 06.70.48.34.94

UFMICT-CGT: Sylvie Breuil : 06.87.70.49.31

FSU: Beatrice Gaultier : 06.82.07.77.47

Forfait journalier !

Forfait hospitalier : déclaration CGT

 

L’exigence de justice sociale

doit guider le PLFSS 2010

(plan de financement de la sécurité sociale)

lundi 7 septembre 2009

Le Journal du Dimanche d’hier annonce que le gouvernement envisagerait d’inscrire une augmentation du forfait hospitalier de 4€, soit une augmentation de 25%, dans le PLFSS 2010.

Les frais dits « d’hôtellerie » à la charge des malades deviennent exorbitants, pouvant atteindre les tarifs de l’hôtellerie de tourisme. On néglige ainsi le fait que les patients ne se font pas hospitaliser pour le plaisir, mais qu’au contraire l’hospitalisation s’impose toujours à eux.

Cela confirme une fois de plus qu’une fois les franchises mises en place leur augmentation devient pour les gouvernements successifs la solution de facilité, au lieu de rechercher des moyens équitables pour accroître les recettes.

Opposée à l’instauration du forfait hospitalier et à toutes les franchises médicales qui l’ont suivie, la Cgt demande la suppression de toutes ces taxations supplémentaires en direction des malades.

La Cgt s’oppose fermement à cette nouvelle ponction sur les assurés sociaux et en particulier les plus vulnérables d’entres eux, les malades. Il est urgent de remettre en place un système de prise en charge équitable et transparent.

Au regard de la situation économique et sociale de notre pays, alors que le chômage explose tandis que les banques annoncent leur intention de renouer avec les pratiques des « bonus » et que les entreprises du CAC 40 annoncent es résultats semestriels certes en forte baisse mais dépassant tout de même globalement plus de 20 Mds € au premier semestre 2009, ces injustices deviennent intolérables.

Face à la gravité de la situation des comptes de la sécurité sociale, il serait irresponsable de la part du gouvernement d’évacuer une fois de plus le débat sur son financement.

Depuis des années, la Cgt fait des propositions réalistes et réalisables de financement de la sécurité sociale pour retrouver le chemin de la solidarité, de la protection sociale pour tous. Il est urgent que celles-ci soient enfin sérieusement examinées.

Montreuil, le 7 septembre 2009

ORDRES

Ordres professionnels :

Boycott et exercice illégal !!!

Ou

 Payer pour travailler !!

Etes vous prêts ?

 

 

Régulièrement la CGT vous informe sur l’évolution de l’ordre professionnel :

F          le résultat des élections à l’ordre infirmier : seulement 13.78%

F          la cotisation à 75 euros (le non paiement engage à un exercice illégal de l’infirmier !)

F          les infirmiers ne souhaitent pas cet ordre  mais  réclament haut et fort la  reconnaissance financière et intellectuelle de leur métier  et des effectifs suffisants  pour travailler en sécurité

F          la lutte des kinés se poursuit et leur ordre a reculé : en refusant  le notre aussi, leur combat sera plus légitime !

 

               La politique actuelle est «  diviser pour mieux régner », en voici l’exemple en créant les ordres professionnels !!

               Comme vous avez peut être pu le lire dans le magazine « la pause des hospitaliers » livré gratuitement avec votre bulletin de paie, le syndicalisme corporatiste pointe son nez ! Avec la création d’un syndicat de sage femme (page 3 du n° 30 distribuer fin août). Preuve en est que l’ordre des sage-femmes créé depuis longtemps ne répond pas à leurs besoins !

 

               Nos inquiétudes sont donc bien fondées, le corporatisme va de pair avec les ordres professionnels !!!

               L’Hôpital Public a plutôt besoin de retrouver ses valeurs : un accès aux soins pour tous dans les meilleures conditions, des soignants en confiance au travail et libérés des difficultés de fonctionnement…

                Nous revendiquons encore plus fort le besoin de mutualiser nos compétences alors que les établissements les utilisent pour fonctionner  à moindre frais (ex : multiplicité des contrats, aide-soignants en CDD…..)

               Nous avons besoin d’unité et non de divisions.

               Non au corporatisme, unissons nous dans un esprit d’équipe !!!

 

Le syndicat CGT est une réponse face à ce corporatisme, il est là pour tous, de l’ASH au directeur, tout comme de l’ouvrier  au médecin.

La réponse peut être simple, ENSEMBLE, NOUS SOMMES  PLUS FORT !!!

 

La CGT est à votre disposition,

 

NON AUX ORDRES PROFESSIONNELS,

NON AUX SYNDICATS CORPORATISTES !!!

Syndiquez vous ….

 

 

 

Toutes les notes