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22/09/2015

Mobilisation réussie

  

 

 
 

UN GRAND BRAVO A TOUS !

 

 

le 22 septembre 2015

        Nous pouvons TOUS être fier de la réussite de notre manifestation ce samedi : 400 agents au départ de l'hôpital !

        Le temps était avec nous, nos familles, nos élus, les commerçants et la population (environ 5000 dans les rues).

            Cela faisait longtemps que nous n'avions pas eu une telle manifestation à l'Aigle.(merci pour le cd de photos qui circule dans les services)

C'est grâce à VOUS !

 

 

         Restons mobilisés, notre lutte ne fait que commencer, elle doit aboutir.

        Pour cela, nous  allons à la rencontre des décideurs le jeudi 1er octobre prochain, journée de grève avec un préavis local de déposé, en complément de l'appel national.

        Un rassemblement est organisé devant l'Agence Régionale de Santé, avec prise de rendez vous avec sa directrice.

                               Elle a refusé pour la deuxième fois notre budget !

        Allons ensemble, lui dire que l'Aigle doit garder ses services de maternité et de chirurgie, retrouver sa chirurgie ambulatoire, et se renforcer.

        La direction, en ce moment, communique dans les services, lance des perspectives du « au cas où »!!!, annonce des propositions  laissant à penser à des réorganisations,  des restructurations....

        C

Inscription  pour le car, aux locaux syndicaux (5€de caution)

Tous à l'Agence Régionale de Santé,

 départ 10h, barbecue sur place 13h, retour estimé vers 18h

 

ela ne doit en rien nous freiner, mais bien au contraire, nous renforcer dans nos convictions pour le bien des patients, de la population et de nos emplois.

prise de parole union santé départementale 61

En tant que secrétaire générale de la santé et de l’action sociale CGT de l’Orne, le constat que l’on peut tirer des réformes successives des récents gouvernements est très négatif :

 

En premier lieu, Stop, arrêtons de revoir toujours à la baisse le Projet de Financement de la Sécurité Sociale, qui garantissait l'accès aux soins pour tous, à sa créationen 1945 par Ambroise Croizat, il y a 70 ans, au lendemain de la guerre et dans une période de crise réelle : Elle avait pour mission :COTISER SELON SES MOYENS ET RECEVOIR SELON SES BESOINS.

De plus, nous avions dit NON à l'Europede la finance !

Souvenez-vous, non à l'Europe qui favorise le capitalisme, nous voulions une Europe sociale, une Europe des peuples. Pas d’une Europe capable de saigner un pays comme la Grèce.

 

Nous ne voulons pas de ses mesures, de ses réformes comme la tarification à l’activité, la loi Hôpital Patient Santé Territoire,le plan Mattei, la loi Macron, et bien d'autres, qui contribuent au dé-tricotage de notre système de santé et d’égalité de traitement, pourtant tant envié de part le monde.

Nous voulons l’abrogation de la loi Hôpital Patient Santé Territoire dite Bachelot, l’abrogation de la tarification à l’activité, l’effacement de la dette des hôpitaux, l’arrêt des suppressions de postes, de lits et de services.

Nous voulons des moyens suffisant pour la Santéet notre protection sociale pour assurer notre rôle de service public de proximité.

 

De l’argent, il y en a quand on voit que le directeur d’Alcatel pour son plan de licenciement, touche un beau parachute doré de 14 millions d’Euros.

L’argent doit revenir aux usagers et non aux Banques…

Les cadeaux fiscaux au grand patronat, ainsi que leurs impayés en cotisations patronales, ne font qu’accentuer le « trou » de la sécurité sociale qui fait qu'à ce jour, les hôpitaux sont en déficit, sous financés.

 

La loi santé n’est pas encore votée au sénat, mais elle est déjà de façon anticipée, mise en place.

L’objectif principal de cette loi est de « rationaliser », de « rentabiliser » la santé par le tout ambulatoire et la mise en place de Groupement Hospitalier de Territoire. (Soit 96 Entités de Santé, 1 par département).

Le Groupement Hospitalier de Territoire, ouvrira la marchandisation de la santé, regroupera des services administratifs (paie, ressources humaines, groupement d’achat …) voir même des services logistiques…, il mettra en concurrence le public et le privé, des services d’un même établissement, des établissements publics entre eux, des collègues entre eux …

 

Même la Fédération Hospitalière de France (FHF), syndicat des directeurs, demande, à ce jour, aux Agences Régionales de Santé et aux hôpitaux du service public de cesser les fermetures de lits...

 

Dans l'Orne, nous ne sommes bien sûr pas épargnés.

La course à la rentabilité est entrée dans notre système de santé.

 

Cet été, des manœuvres ont vu le jour :

la maternité de Falaise qui ferme et dont l’activité s’oriente vers l’hôpital d’Argentan, tandis que la chirurgie d’Argentan tend à se diriger vers Falaise !!

Étonnement,l’ambulatoire de l'hôpital de L'aigle doit être réorientée vers le CHIC Alençon/Mamers où 2 blocs opératoires ferment, engendrant par la même occasion 11 suppressions de postes.

L’ARS demande à ce jour, une coopération médicale rapide entre la clinique d’Alençon et le Centre hospitalier d’Alençon dont l’objectif est d'optimiser leur ligne budgétaire. 20 lits de convalescence à l’hôpital d’Alençon sont transférés à Mamers alors que la clinique en ouvre… Les finances publiques aideront donc encore plus, les cliniques privées cotées en bourse à s’enrichir ?

 

Pour la psychiatrie ornaise, les conséquences sont identiques, avec des fermetures de lits, des suppressions de postes, des charges de travail en visites à domicile qui augmentent avec des secteurs plus grand et moins de personnel, moins de lits d’hospitalisation….

Les conditions de travail déjà tendues, se dégradent toujours un peu plus, sans perspective d’amélioration avec ses groupements hospitaliers…

Vous voyez la loi n’attend pas d’être votée pour être appliquée…

 

Pour l’Aigle, les services de maternité et de chirurgie sont menacés. Il faudra faire 60kms pour se faire opérer et accoucher …

Quels risques pour les usagers et notre santé !!

 

Il faut savoir que l’hôpital de Lisieux et surement d’autre, est déjà à l’affût des personnels qualifiés, spécialisés, qu’ils pourront récupérer. !

 

Des démarcheurs privés ne cessent en ce moment d’appeler notre blanchisserie pour savoir s’ils peuvent récupérer le marché..

 

 

 

 

 

 

Si la loi Santé passe, la déshumanisation de l'accompagnement des usagers est validée.

Il y aura :

  • des transferts de services avec des spécialités identifiées par établissement, les usagers selon ses besoins devront être mobiles : exemple prothèse de hanche à Flers, cataracte en ambulatoire à Alençon, accouchement à Argentan, gérontologie à l’Aigle …. Hospitalisation en public ou privé imposé et non choisi.

Il y aura :

- des regroupements de services,

- des personnels mobiles,

- des usagers et leurs familles sur la route,

- des mises en danger des usagers,

- la prise en charge ne sera pas la même si on est à 10km ou +de 60 km d’un plateau technique pour un infarctus ou un Accident Vasculaire Cérébral par exemple, les hélicos, les SMUrs ne pourront pas être à plusieurs endroits à la fois, ni parcourir autant de km…

Si les services de maternité et de chirurgie de l’hôpital de l’Aigle sont fermés :

- on bafoue les plus de 18 000 personnes qui ont signés la pétition,

- on touche à la sécurité des citoyens d'un grand secteur rural,

- on affaiblit inexorablement l’économie locale,

- on touche à 95 emplois, 95 familles,

-on touche aux effectifs dans les écoles,

-on touche à la diversité des stages de nos élèves infirmières et aides soignantes

- on touche à l’installation possible de nouvelles entreprises,

-on touche à l’avenir de notre ligne Paris Granville…(en travaux pour être améliorer à ce jour)

 

A tout cela on dit NON !

Nous voulons continuer à accoucher à l’Aigle et à s’y faire opérer !

 

Nous voulons une santé de proximité, solidaire, nous refusons la marchandisation de notre système de santé.

Honte aux décideurs, qui feront que les usagers seront toujours sur route pour se faire soigner !

Honte d’avoir des délais de prise en charge plus court en privé qu’en public !

Honte de s’enrichir sur la santé des usagers en spéculant ou exerçant des dépassements d’honoraire !

Honte d’amplifier les différences d’accès aux soins !

 

Mais que penser quand l’avenir de notre hôpital est dépendant de « l'humeur médicale » alors que les paramédicaux, les salariés, les usagers se battent pour le préserver.

 

Le soin doit redevenir accessible partout pour tous et de qualité.

 

C’est pourquoi à l’Aigle, cette lutte est légitime, elle est soutenue par les syndicats, par les personnels, les usagers, les élus de la population aiglonne et ses alentours, répond aux besoins de la population, c’est une lutte juste, équitable, pour chacun d'entre nous.

 

Que tout le monde le sache la santé n’est pas à vendre à l’hôpital de l’Aigle !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Cette question est évidemment politique :

 

Vous êtes tous là, soutiens du gouvernement précédent, soutien de l'actuel gouvernement, mais mesurez-vous bien ce que vous avez voté, ce que vous allez voter ?

Nous sommes ici aujourd’hui à cause de certains de vos votes.

Qui d’entrevous, mesdames, messieurs les maires, ont pris la peine de lire le schéma régional de santé avant de le voter?

Vos avis ont été demandés par l'Agence Régionale de Santé.

Quels sont ceux qui ont voté la loi Bachelot ?

Quels sont ceux qui vont voter la future loi santé ?

 

Parmi, les responsables politiques présents aujourd'hui, quels sont ceux qui prennent enfin conscience des conséquences de leurs votes, de l’impact de toutes ces réformes sur les besoins de la population : les familles, les enfants, les personnes âgées et les personnes en difficulté.

 

Alors ensemble, poursuivons la mobilisation, refusons ces décisions arbitraires, luttons pour que l’hôpital de l’Aigle continue de voir naître des Aiglons, continue de vous opérer, et vous apporter des soins adaptés à vos besoins…

Refusons la mise en retraite de notre hôpital,

Refusons la mise en retraite de notre ville, de notre région, répétons ensemble :

NON, La santé à l’Aigle n’est pas à VENDRE !!!

Entendez-nous, mesdames, messieurs, élus de droite, de gauche, ici présents, nos représentants à l’assemblée nationale, au sénat, à la région, L’Aigle ne se laissera pas faire…

Et on ne s’arrête pas là, aujourd’hui est une première étape, la ministre doit nous entendre